Vos commentaires
Accueil Remonter

 

Note d’éditeurs :

Boris, brocanteur et amoureux passionné des belles choses, mène sa vie de solitaire avec une certaine satisfaction et sans trop se remettre en question. Or il fait la connaissance un jour de Fleur, une séduisante jeune femme à l’âme d’artiste qui vient bousculer toutes ses valeurs... Très jolie fable sans prétention écrite avec une ironie légère et sur un ton suranné. Monsieur Gardereau montre un souci du détail plaisant et pertinent qui fait penser parfois à l’univers de Patrick Süskind dans Le Pigeon ou celui d’Emmanuel Carrère dans La Moustache. Le personnage de Boris semble sortir d’une autre époque, d’un autre monde. Pourtant, la réflexion que l’auteur nous oblige à faire sur la possession, l’accumulation de biens est très moderne, très actuelle. Tout est ciselé avec patience et minutie. Dès les premières pages, on sent le métier de l’écrivain, son extraordinaire capacité à exprimer les subtiles intermittences du cœur de son héros. De la littérature assez loin des contenus que nous offrent en général les best-sellers, certes, mais une œuvre enrichissante et remplie d’une tranquille maîtrise.

 

Roman écrit à l’aide d’un style particulier, un vocabulaire étendu. Beaucoup de qualités littéraires apparaissent. Certaines descriptions font penser à Balzac, certaines ambiances à Dostoïevski. Impossible de ne pas reconnaître la qualité formelle qui se dégage du récit. Le contenu est profond, avec une question qui s’impose : les biens matériels font-ils le bonheur ? Le personnage de Fleur tente de montrer à Boris comment aimer les objets sans qu’ils nuisent à une relation humaine. Le passage en Égypte est révélateur de cette idée. On s’attache rapidement aux personnages masculins, mais, initialement, ce roman plaira à ceux et celles qui aiment la littérature plus recherchée. Un équilibre existe toutefois, qui pourrait faire en sorte que d’autres publics soient attirés par ce roman somme toute original d’où ressort une fraîcheur bienvenue et, car il contient des forces que l’on ne peut nier.