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Commentaire
de Maryse Drolet
Magnifique le livre de Gardereau ! Ce roman est l’un des meilleurs de la dernière décennie. Il n’est peut-être pas politiquement correct, mais, en le comparant à bien d’autres romans québécois et même français, la qualité de l’écriture et la véracité d’une critique sociale sont tout à fait suaves et, d’une certaine façon, rigoureuses. Les personnages sont très bien campés, pleins de vérités humaines et surtout, Gardereau ose faire des pas vers l’animalité humaine. Quant à ses goûteux passages philosophiques, le plus souvent il frappe à la bonne place quant à l’utilisation du savoir dans un roman. Je ne peux oublier ce chapitre sur la décapitation majestueusement bien écrit, mais terriblement prenant. Quant à son passage sur les personnages décrits comme des animaux, il est tout simplement hilarant. Bravo, Thibault Gardereau pour ce merveilleux roman et cette richesse d’une culture personnelle qui transparaît fortement dans ce roman.
Commentaire de Josy-Anne Brousseau Épatant ! Le troisième livre de Thibault Gardereau m’a épaté. Je ne prends pas la part de Thibault, parce que nous faisons tous les deux partie de la même petite maison d’édition Périclès, mais bien parce que je sais apprécier une oeuvre qui a du génie. J’ai adoré ma première approche avec le roman et toutes ses figures stylistiques dont l’homme prend l’apparence d’un animal sauvage dépourvu de conscience. L’homme agit ainsi et c’est une bonne critique de la vie de l’homme à cet âge de la vie qui ne sait ou non s’il doit prendre des responsabilités. Ma partie préférée, la guillotine ! je trouve cette partie si bien écrite. Même moi en tant qu’auteur, je n’aurais pu arriver à un tel résultat. Je compare son oeuvre avec les romans de la nouvelle vague que nous a présentés Marguerite Durras dans les années 70 avec Moderato Cantabile. Des romans il y en a pour chaque lecteur, si vous n’avez pas apprécié En rut, selon moi c’est parce que vous préférez un tout autre genre de roman. Peut-être des petits romans légers à saveur savons et bonbons ? Pour ma part, En rut est une création géniale en fait de roman lourd et Périclès ne publie pas n’importe qui et n’importe quoi !
Commentaire de Héloïse Lucien Humour d’abord. J’ai apprécié cette lecture dotée de personnages originaux, pittoresques, caustiques, dans une ambiance particulière, saupoudrée d’humour... d’amour... bref, une bonne lecture, un bon texte. Au plaisir de lire le prochain livre du même auteur.
Commentaire de Marc-Antoine Ciociola Quelle belle analogie ! Wow ! Je n’ai pas eu l’occasion de lire le livre encore, mais à lire ces critiques, je vois que l’auteur a réussi à en choquer plus d’un. Pour ma part, les extrais lus sur scène par Paul Buissonneau m’ont beaucoup impressionné. Était-ce le style d’écriture ou l’interprétation du pionnier ? Les deux, je crois bien. Thibault Gardereau n’a pas froid aux yeux, il passe du monde virtuel dans son premier roman au monde tabou de la mort et maintenant il aborde la sexualité. J’ai bien hâte de le lire !
Commentaire d’Albert Tremblay En rut ! Quel titre ! Et pourtant, le roman parle d’écriture. Des tourments de l’écriture, de la page blanche, de l’inspiration. Un livre pour tous les romanciers en herbe, pour ceux qui écrivent à l’ombre de leur travail, la fin de semaine, le soir, éclairé à la chandelle. Mais il parle aussi des déboires de la vie, de la fragilité de la condition humaine. Sous l’humour perce une indulgence de l’auteur à l’égard de ses semblables. Le récit est hanté par des personnages piquants (un dandy esthète, une critique littéraire, l’un surnommé l’hippopotame, l’autre la hyène) et attachants (trois jeunes hommes un peu perdus, fougueux, impulsifs qui cherchent en fait l’amour et l’amitié). Des personnages que l’on quitte à regret, une fois la dernière page lue. Un roman à recommander et un écrivain qui signe une troisième oeuvre incisive et métaphorique.
Commentaire de Vincent Pellerin Un troisième roman aussi brillant que les deux premiers ! J’ai lu les deux premiers livres de ce jeune auteur et j’avais beaucoup d’attentes avec ce troisième roman. Elles ont été comblées. Ce qui m’a impressionné, c’est la capacité que ce romancier a en renouvelant ses sujets (il n’y a pas de répétitions de thèmes d’un livre à l’autre) et en changeant de genre à chaque roman. Le premier était un roman policier un peu intello, le second, un roman d’humour noir avec une forte trame psychologique et là, avec ce troisième roman, nous avons une sorte de roman mi journal intime, mi fictif, une structure élaborée comme des séquences narratives très cinématographiques. En plus, on a des traits d’esprit satyriques et vitriolés qui créé un second niveau de lecture, un second degré croustillant. Enfin, pour avoir travaillé en tant que barman dans des réceptions privées pendant des années, la description qui en est faite est plus vraie que nature et surtout cette comparaison des hommes avec des animaux. Cela m’a fait penser au Carnaval des animaux de Saint-Saëns.
Commentaire d’Alice Lemieux Entre Faulkner et John Irving À la lecture de ce livre, deux commentaires me sont venus à l’esprit pour le qualifier. Ce roman a quelque chose de Faulkner et de John Irving en même temps. Faulkner pour le style et les considérations littéraires qui parcourent le récit. John Irving pour les personnages originaux, bien campés, un peu excentriques et pour l’absurdité et l’humanité fragile qui traversent le récit. Ce qui est aussi intéressant, c’est les deux niveaux constants : D’un côté, le récit à la troisième personne et de l’autre, les extraits du carnet intime du personnage principal. En quelques mots, un livre intelligent avec plusieurs retournements de situation avant le dénouement.
Commentaire de Jean-Luc Rochefort Démasqués ou vindicatifs ?! Démasqués, car certainement éructés par des romanciers aigris ou, pourquoi pas d’éditeurs peu scrupuleux, ça, c’est pour Francine Joly (soi-disant). Tant de haine et de violence dans ces éructations de quelques lectrices et lecteurs, surtout aussi rapidement. C’est le signe d’une hâte vindicative suspecte, vous ne trouvez pas ! Moi j’ai aimé, nouvelle écriture sortant pour ce livre des sentiers battus et rebattus. Si c’est choquant pour certains, c’est qu’ils n’ont pas compris une certaine critique de certains milieux, et encore moins compris le sens d’une certaine parodie. Quant à la vulgarité, pas d’accord, c’est même bien écrit, et ce n’est pas la majorité des livres actuels. Alors les censeurs... allez prendre le frais, ça, c’est à vôtre portée !
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