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Note de l’éditeur :

Ce roman de 219 pages raconte la vie d’un croque-mort, Adrien Stèle, du berceau au cercueil. Nous suivons ce personnage singulier, dans tous les événements marquants de l’enfance et de l’âge adulte : ses rapports à ses parents et à son chat qu’ils empailleront, ses années d’apprentissage auprès d’un maître croque-mort, Aristide de la Fosse, ses amitiés avec Hazel, fossoyeur et gardien de cimetière, et Benoît, prêtre qui accompagne les morts, ses amours avec les femmes en deuil que son métier lui fait rencontrer... De plus on retrouve, ponctuant l’histoire même du personnage, des événements marquants du XXe siècle et des réflexions sur les différentes façons d’envisager la mort, selon les lieux et les époques.

Le livre d’un croque-mort est un très bon roman, singulier, ironique, « jouissif » à certains moments, qu’on peut lire à différents niveaux. Bien structuré et bien écrit, découpé en courts chapitres qui lui donnent beaucoup de rythme, ce roman narré au « je » se révèle en fait le journal d’Adrien Stèle. Journal qui ne manque pas d’étonner, de faire sourire, quand Adrien doit apprendre à mordre l’orteil des défunts pour s’assurer qu’ils sont bien morts, assaille « sexuellement » une femme sur la plage en lui suçant le gros orteil ou rencontre la femme de sa vie en la personne d’une pleureuse qui court les enterrements, assoiffée de larmes et d’émotions macabres, pour se sentir vivante et bien dans sa peau par la suite. Tous les personnages qu’il côtoie sont aussi singuliers que lui et atteints d’une douce folie.

 

Lundi 7 avril 2003

 

Commentaire de Hélène Simard

 

Génial !

Je me suis franchement amusée. Un coup de cœur, ni plus ni moins. Un moment de lecture rafraîchissant, savoureux.

Non seulement pour le sujet (insolite à souhait), mais également pour la verve, l’inventivité, l’humour, l’intelligente construction, le sens du rythme inné, les jeux de mots et la réflexion sur la mort, mais surtout la vie, qui se terre derrière les péripéties du trio de joyeux énergumènes formés par Adrien, Hazel et Benoît.

Et je pourrais continuer longtemps ainsi…

Est-ce nécessaire de mentionner que j’ai pris mon pied ?

 

 

Vendredi 2 mai 2003

 

Commentaire de Paul Géraut
 

Un lecteur assidu, et heureux de l’être lorsqu’il s’agit d’un tel bouquin. Superbe, enfin de la littérature, de la vraie  !

 

 

Mercredi 18 juin 2003

 

Commentaire de Gaston Tremblay

 

Après avoir lu Le livre d’un croque-mort, j’ai décidé sur-le-champ de rédiger un nouveau testament. Car voyez-vous, Adrien Stèle m’a convaincu que seules des funérailles traditionnelles peuvent m’assurer de ne pas être enterré vif ou encore de ne pas succomber au bistouri, qu’il soit à lame traditionnelle, à scie électrique ou aussi virtuel que son rayon de laser.

 

Les histoires d’Edgar Allan Poe, ça va pour le cinéma américain, pour Vincent Price, mais pas pour moi. Non, monsieur ! Nevermore, never you mind ! On n’y passe qu’une seule fois aussi bien s’assurer que c’est la bonne. Vous direz que je suis angoissé, que j’ai peur inutilement et je vous répondrai : « Pas du tout, ce n’est pas de l’angoisse mais de l’anxiété. Non, monsieur ! » Pour moi ce sera le bon vieil Adrien qui me croquera allègrement un orteil pour vérifier que j’ai réellement trépassé. Amen.

 

La seule recommandation que je ne retiens pas concerne le merveilleux livre de Thibault Gardereau, je ne saurais lui faire des obsèques car il est devenu mon livre de chevet, mon divertissement de fin de soirée. Quand la nuit est couverte, que les éclairs traversent le ciel, que l’angoisse me travaille et me tracasse, je relis quelques pages du Livre d’un croque-mort. Histoire de rire de la mort, de moi-même et d’apprécier ce qu’un poète peut faire de notre bonne vielle langue qui sous sa plume se dépoussière, se maquille, se pomponne et se fait aussi séduisante qu’Esmeralda.

 

 

Gaston Tremblay

À l’ombre de la grande croix du Mont-Royal

Été 2003

 

 

Mercredi 18 juin 2003

 

Commentaire de Joanie Tremblay

 

Tout ce que tu as publié est génial. J’ai aimé lire tes romans à ne plus être capable de les refermer une fois ouvert. Thibault, je crois que tu peux être fier de toi ! De plus,  le site est simple et c’est ce qui le rend si agréable.

 

 

Jeudi 19 juin 2003

 

Commentaire d’Alexandre Néron

 

Alors que notre société roule à toute vitesse, que la mort nous tient en haleine avec sa rapide et froide efficacité, alors que même la camarde ne peut se permettre d’être à pied, apparaît ce bouquin  qui nous révèle cette fantastique odyssée qu’est la vie ! 

Une mort  n’est pas qu’un constat d’échec mais bien un accomplissement, l’aboutissement de toute une vie, de toute ma vie... Oui, ma mort sera...

Mais la question demeure intacte : comment sera-t-elle ?

J’espère qu’elle saura se faire patiente et tout à la fois enjouée et frétillante comme celle de ce défunt Adrien Stèle.

J’espère qu’elle sera source de passions et plaisirs , qu’elle se laissera délecter comme j’ai dévoré ton livre, Thibault...

 

 

Dimanche 31 août 2003

 

Commentaire de Marc-Antoine Ciociola

 

Le livre d’un croque-mort transcende tous les paramètres de la pensée du commun des mortels face à son sujet. Tous les champs du domaine d’Adrien Stèle, personnage et narrateur, seront scrutés à la loupe ; des sujets bien crus qui, habituellement, nous laissent un arrière-goût amer. Il nous amène à réfléchir, nous remet constamment en question. Intelligent et efficace, le récit nous transporte et nous guide dans un univers qui nous est tabou à tous. Un ouvrage bien référencé dans lequel le personnage évolue du monde traditionnel à la modernité, tout en nous faisant rire et en dissolvant ainsi toutes nos craintes et nos inquiétudes face à la mort. C’est un véritable antidote.  Merci Thibault Gardereau !

 

P.-S. Espèce de sadique ! Je connais un bon psychiatre qui serait en mesure de t’aider à démystifier l’origine de tes idées complètement malades ! J’en ai fait un cauchemar ! J’ai rêvé que la chambre où j’emménageais était en fait une morgue, propre avec des casiers au mur pour chacune des dépouilles. Eclairée au néon, elle semblait conforme, en règle. La bonne température... le bon taux d’humidité... mais des bombonnes de gaz laissaient s’échapper des vapeurs dans la pièce et je me suis réveillé en sueur !